Certains d'entre vous ont vu ce pseudo reportage sur le site Internet de LCP. Il est malheureusement aisé de manipuler des images pour "faire le buzz"... Mais la journaliste en question a manqué, en sa qualité de professionnelle "impartiale", de donner quelques éléments de contexte... Envoyée pour faire un reportage sur ma pétition contre la réforme PEILLON des rythmes scolaires, elle s'est d'abord offusquée, dans mon bureau, que je puisse m'opposer à une mesure du gouvernement (contestée pourtant par des Maires de toutes tendances). Elle m'a même vanté les résultats des socialistes sur la "compétitivité des entreprises" (!?!). Je lui ai alors dit ce que je pense des journalistes-militants et du problème démocratique que pose la sur-représentation des journalistes de gauche (entre 80 et 90% selon les quelques sondages réalisés, notamment par Marianne...). Comme elle est arrivée avec une heure de retard, nous avons manqué la sortie d'école de 11h30 où elle devait recueillir des témoignages de parents. En attendant la rentrée de 13h30, j'avais proposé de l'inviter à déjeuner. Elle a décliné, m'expliquant qu'elle avait rendez-vous avec le conseiller municipal socialiste pour l'interviewer. Mais quelle n'a pas été ma surprise de la voir revenir à l'école, flanquée de l'élu socialiste en question et d'une militante ! Du jamais vu ! C'est dans ce contexte que mon opposant m'a invectivé devant les familles, et que j'ai évidemment dit ma façon de penser à cette drôle de professionnelle. Laquelle est d'ailleurs repartie en voiture... avec les militants PS ! Naturellement, le soir-même, le fameux extrait, rapidement monté (il y avait urgence !), se retrouvait sur le site Internet, alors que le véritable reportage de LCP n'est passé que le lendemain soir... Elle a choisi le passage où je réagis vivement, mais en ayant pris soin de couper la provocation qui précède et qui en est la cause... Curieux hasard, ces images ont été relayées, dans un tweet, par le chef de cabinet adjoint de mon adversaire aux dernières Législatives (son dernier tweet datait du... 26 août), le ministre socialiste Benoît HAMON. Cette démarche journalistique inédite prouve, malheureusement, l'engagement politique que je dénonce. Beaucoup d'élus de droite m'ont d'ailleurs fait part de leur ras-le-bol vis-à-vis de l'hostilité dont ils sont victimes - sûrement en toute bonne foi - de la part des médias. Mais, les journalistes, notamment du service public, sont-ils seulement conscients de l'atteinte à la pluralité d'opinions que provoquent leur formatage idéologique, leur "bain culturel" bien-pensant qui induit ce mode de pensée à sens unique, et leur endogamie politique ? Et que proposent-ils pour améliorer la situation ?