Sur le terrain, les enfants sont fatigués, les animateurs souvent mal formés, les parents désorganisés, les professeurs désorientés et les communes asphyxiées financièrement

A la tête d’un collectif de plus de 1.000 Maires, Jean-Michel Fourgous a été le premier à s’opposer à cette pseudo réforme des rythmes scolaires. Aujourd’hui, la réalité du terrain lui donne totalement raison.







Entre Vincent PEILLON et Benoît HAMON, la « réforme » a été vidée de sa substance pour n’en garder que les inconvénients, et personne n’est satisfait. L’Etat a ainsi transféré aux communes la gigantesque charge du « divertissement hors école », alors que nos enfants ont au contraire besoin de plus d’heures de cours et davantage d’accompagnement pour réussir !



Selon un sondage du principal syndicat (SNUipp-FSU), 75% des enseignants jugent même la réforme INEFFICACE ! Aucune étude sérieuse n’a été conduite pour démontrer l’apport pédagogique de la réforme, alors qu’on constate que les enfants sont plus fatigués qu’avant. Mais, curieusement, les évaluations sont renvoyées à… 2017, comme pour toutes les mesures de ce gouvernement.

Cette réforme est aussi INEGALITAIRE : ainsi, les enfants des communes riches font des activités intéressantes quand ceux des communes pauvres font, au mieux, de la garderie… Vive l’égalité républicaine ! Depuis Jules Ferry, l’égalité devant l’enseignement obligatoire était garantie. Et c’est un gouvernement socialiste qui y a mis fin !

Cette réforme est enfin COÛTEUSE (entre 1 et 2 milliards d’euros !) : M. HAMON disait que sa réforme coûterait 150 euros par an et par enfant… Dans sa commune de Trappes, ça coûte 400 euros par élève (soit 1,6 million d’euro par an) !

Pour pouvoir la financer, les socialistes de Trappes viennent ainsi de supprimer l’étude du soir et de rendre les Temps d’Activités Périscolaires (TAP) payants, à l’inverse de toutes les promesses de Benoît Hamon et malgré les difficultés financières des familles !

Cette réforme est surtout NON FINANCEE : alors que le gouvernement aurait dû prendre en charge directement les TAP, il en fait supporter le coût aux communes, tout en diminuant leurs dotations financières...

Le comble de la manipulation, c’est que Benoît HAMON a osé parler des « immenses bénéfices » de la réforme des rythmes scolaires, alors qu’il savait que c’est un échec monumental !